Dernières nouvelles du milieu

Par Jérôme Pierrat

Le retour de l’artisan

Par jerome_pierrat le 14/11/2008 0 commentaires

La crise n’est pas néfaste pour tout le monde. Pour les « casseurs » (cambrioleurs) notamment. Au début de la débacle financière l’un d’entre eux m’avait averti : « On va bien bosser ! » Sur le moment, naïvement, je n’avais pas saisi… Il a précisé : « il va juste falloir suivre les cheveux bleus. » Et face à mon air d’attardé de continuer : « Toutes les mémés paniquent en regardant le journal de 20H00, elles vont retirer leurs économies et les planquer chez elles… Elle préfèrent le liquide et certaines se souviennent de la crise de 29 vécus par leurs parents ! » Peu reluisant, mais efficace… La cambriole est une spécialité qui se perdait ces dernières années, avec de moins en moins de butin et donc logiquement des casseurs vieillissants (on parle ici des pros et non des toxicos à la recherche d’un maigre butin facile à vendre) même s’il reste de « très bons » ouvreurs (qui désigne comme le nom l’indique le spécialiste de l’ouverture des portes, des coffres etc. ) comme notre « ami » cité plus haut. L’avenir lui a d’ailleurs donné raison : depuis les ventes de coffres aux particuliers ont très largement augmenté ! Sans parler de cet agent immobilier qui s’est fait voler 1 300 000 euros dans le coffre de 400 kilos de son agence immobilière le week-end dernier au Chesnay (78). A l’annonce des difficultés de sa banque, Fortis, il avait retiré 1, 2 millions de ses comptes… pour les mettre en lieu sûr. Ce qui m’a fait penser à mon ouvreur… Je voulais le voir (et non l’appeler… ) du genre : « Tu vois, il n’y a pas que les « cheveux bleus » ! », avant de remarquer que l’agent immobilier avait… 82 ans. Un vrai pro cet ouvreur…  

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La Gelée, les mégots et l’ADN

Par jerome_pierrat le 06/11/2008 0 commentaires

Les accusés du procès Ferrara ne sont pas les seuls dans la tourmente… Nordine Mansouri, 48 ans, doit faire face à un redoutable ennemi, le fléau (avec la téléphonie) du voyou, le fichier national des empreintes génétiques et son répertoire d’ADN. Depuis mai, La Gelé (un surnom qui lui vient de son oncle qui l’appelait Lagel -le veau en Arabe) est mis en examen dans un dossier de cambriolage qui a mal tourné -un mort, le mari d’un couple saucissoné par cinq cagoulés à St Quentin dans l’Aisne - en … 1992. Son empreinte génétique a été retrouvé sur un mégot de cigarette trouvé à l’époque sur les lieux et exhumé des scellés 16 ans après. Il n’est pas seul dans ce cas, mais lui c’est la deuxième fois. En juin 2004, il était le premier accusé de France dans un dossier ADN à être acquitté lors d’un procès d’assises (à Bobigny). Là encore pour un mégot, retrouvé en 1996, cette fois dans un hangar contigu à un centre-fort de Villepin. L’équipe avait fait un trou dans le mur mitoyen avant de braquer les employés. Le mégot avait été attribué à la Gelée quelques années après… avant de se transformer en bout de cigare dans le scellés… Qu’il bénéficie ou non d’un acquittement/non lieu dans cette affaire, il est pour le moment incarcéré dans un autre dossier dont l’instruction vient de se clore : une histoire de racket et de recouvrement de dettes de commerçants, dont certains carambouilleurs, de la communauté juive. Mais pour le moment pas d’ADN en vue…

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L’incontournable Mesrine

Par jerome_pierrat le 31/10/2008 0 commentaires

Difficile de ne pas parler de Mesrine en ce moment. J’ai attendu pour ce faire de voir le film. Et bien m’en a pris puisqu’il met en scène un Mesrine qui n’a pas existé, celui de son livre « autobiographique ». C’est-à-dire un Mesrine, entre autres, en prise avec le Milieu, le sujet qui nous intéresse.

Tout au long du premier volet, Cassel/Mesrine travaille dans la roue d’un certain Guido, un caïd interprété par Depardieu. Alors que celui-ci n’a jamais existé et que Mesrine n’a jamais côtoyé les voyous pros, si ce n’est pendant la période où il a travaillé avec Michel Ardouin dit le Porte-avions, (et comme le raconte ce dernier dans un livre de souvenir, « Mesrine, mon associé » co-édition du Toucan/La manufacture de livres, auquel disons le tout de suite, j’ai participé comme… porte-plume), c’est-à-dire de son retour en France jusqu’à son arrestation en 1973. Mesrine n’était pas un homme du Milieu, c’était un indépendant, un chien fou en marge de la marge. Ce que, outre Michel, me confirmait un vieux de la vieille dont je tairais le nom (mais pas son âge, ni son pédigrée : 86 ans, et dernier associé vivant de Pierrot le fou, et dernier membre du gang des tractions avant) incarcéré à l’époque à Clairvaux pour une double perpète… « Lorsqu’il est arrivé à la Centrale, il est reparti tout de suite. L’administration a eu peur… pour lui ! Quand le fourgon est arrivé dans la cour, tous les mecs étaient aux fenêtres et lui gueulaient : alors tu bois plus le champagne avec Broussard ??? Son cinéma avec les condés était mal passé… »

Au lieu d’être avec un Guido, Mesrine tapait à l’époque avec sa « femme » Janou Schneider, et non pas des cercles de jeu (ça c’est avec Ardouin) comme on le voit dans le film, mais… agressait pour quelques billets notamment une dame de 78 ans et sa fille, qui vendaient de la dentelle à ses parents… Janou n’est plus là pour le raconter, elle est morte en 2007, après avoir vendu au début des années 2000, quelques « babioles » dont le tapuscrit original de «l’Instinct de mort» (que Mesrine lui avait donné) à un libraire «d’anciens» parisien comme me l’a raconté ce dernier il y a quelques jours. Avis aux amateurs (allo, Thomas L ?), je ferai (gracieusement) le passe-plat… Bref, tout ça n’est pas bien grave, c’est du cinéma… Hormis lorsqu’on entend certaines personnes de l’équipe du film se défendre d’en avoir fait un héros ou au moins de l’avoir « positivé »… Ce qui aurait été vrai si le film retraçait objectivement sa vie… Ce qui n’est pas le cas puisqu’il adapte ses « mémoire » dans lesquelles il s’invente une vie et redore son blason. Certes, dans le film il n’est pas forcément sympa : il bat sa femme et enlève pitoyablement un handicapé qui s’échappe… mais selon sa version, il défend les putes en tuant leurs proxénètes (même s’il ne l’a jamais été lui-même, tous ses « associés » l’étaient… ce qui ne semblait pas le déranger outre-mesure), il est traumatisé par les séances de torture en Algérie (qu’il n’a jamais connu… ) et j’en passe. Puisque selon l’aveu du scénariste et consorts, le récit met en scène les éléments déclencheurs permettant de comprendre sa trajectoire il aurait été intéressant qu’ils soient moins fantasmatiques. Mais là, ce n’était plus du cinéma…

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Le grand retour de l’héroïne

Par jerome_pierrat le 24/10/2008 0 commentaires

On parle beaucoup, et à juste titre, du boum du trafic de cocaïne, mais dans son ombre, l’héroïne fait, elle, son grand retour ces dernières années. Depuis 2001, la production est repartie à la hausse en Afghanistan, atteignant des quantités record et trustant plus de 90% du marché mondial. Elle avait « disparu » dans les années 90, « victime » de l’arrivée des produits de substitution et du sida. Aujourd’hui, finies les aiguilles, elle se sniffe et fait l’objet d’une consommation « ludique », notamment dans le milieu teufeur. Et elle profite de l’explosion de la consommation de coke, en permettant au consommateur d’amortir la chute qui suit l’effet de la « CC ».

En France, le biz est notamment aux mains d’équipes turques qui vont s’approvisionner en Hollande, mais pas seulement. Les caïds des quartiers sont très bien placés sur la spécialité. Ce ne sont pas les gendarmes de Béziers qui diront le contraire.

Mercredi, ils ont tombé trois garçons des cités sensibles après neuf mois d’enquête. En janvier, ils avaient arrêté un couple de jeunes passeurs en voiture qui revenait de Rotterdam avec… 60 kilos d’héro. Le trio les précédait avec une « ouvreuse » pour les prévenir en cas de dispositif. La cité de la Devèze -d’où était originaire Safir, le garçon qui avait « révélé » à la France que des armes de guerre circulaient dans les cités (en septembre 2001 il avait abattu le chef de cab du maire et allumé au lance-roquette deux voitures de police) – est selon les policiers et les gendarmes, devenue depuis deux ans la plaque tournante du marché de l’héro dans le grand sud, sous la houlette de trafiquants franco-marocain âgés de moins de trente ans.

En Ile de France, c’est la cité du Clos St Lazare à Stains qui alimenterait la banlieue nord en héro (en 2007, une guerre entre équipes pour contrôler le biz a fait cinq morts) grâce à un mec du quartier installé à Rotterdam. Mais il y en a d’autres… hier alors que le trio de Béziers dormait derrière les barreaux, 22 kilos ont été saisis à Chalon sur saône. Ce qui fait suite à un autre démantèlement de filière mené dans la ville (jugé en mai dernier) à la suite d’un décès par overdose. Mais le trafic de drogue ne tue pas que les consommateurs. Hier matin, à 4h30 du matin, un homme de 35 ans connu pour stups a été abattu de plusieurs balles dans le 15e à Paris…

 

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Les pionniers de l’Ariane

Par jerome_pierrat le 20/10/2008 0 commentaires

Encore une histoire de coups de calibres. Mercredi 15 au matin, deux hommes de 36 et 37 ans attablés à la terrasse de « chez Néné », un bar du « quartier sensible » de l’Ariane à Nice, étaient blessés par balles. Un ou deux tireurs – difficile à dire, il n’y a pas de témoin – les ont allumé au 38, blessant l’un (Mohammed Ouabid) au genou, et l’autre plus grièvement à l’abdomen : Frédéric Missouri, le frère du proprio du bar. Ce qui nous ramène presque quinze ans en arrière.

En février 1994 exactement, lorsqu’une équipe de braqueurs s’était attaquée à un fourgon blindé de la société Sazias à Nice. Missouri, alors âgé de 23 ans, y participait. Il avait d’ailleurs écopé de sept ans de réclusion. Mais surtout, cette équipe, oubliée depuis, était une pionnière.

Pour la première fois, des « jeunes » de cité – en l’occurrence de la cité de l’Ariane - montaient sur une « tirelire » avec des braqueurs corses. En effet, deux voyous bastiais les avaient appelés en renfort. Près de dix ans avant Antonio Ferrara et ses copains du 93 et du 94… le 3 mai 2003, soit deux mois après l’évasion de Ferrara, une équipe mixte corso-banlieusarde était arrêtée sur une tentative de braquage d’un fourgon à Champs-sur-Marne dans le 77. Ferrara est fortement soupçonné d’avoir été présent ce jour-là. La plupart d’entre eux, des Bastiais et des braqueurs de cités, sont en ce moment accusés d’avoir participé à l’opération de Fresnes.

En 1994, parmi les jeunes de l’Ariane figurait Karim, un garçon alors âgé de 21 ans qui depuis a fait du chemin ; il est présenté comme une figure montante du banditisme niçois, et « bosserait » dans le trafic international de stups.

Bref, s’il était encore besoin de le démontrer, les caïds de cité prennent de plus en plus de place dans le Milieu français.

Quant aux blessés de l’Ariane, on attend de leurs nouvelles. Ouabid qui fréquentait les caïds niçois dès la fin des années 90, notamment Marcel Diavoloni dit « Marcel le Bègue » abattu en 1998, ne se souvient plus de rien et Missouri est dans un état grave.

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Ferrara : dernières heures de liberté

Par jerome_pierrat le 09/10/2008 0 commentaires


Le 2 octobre, s’est ouvert à Paris le procès d’Antonio Ferrara, évadé de la prison de Fresnes le 12 mars 2003 par un commando armé. Si le déroulement de la « belle » est connu, la dernière soirée de liberté du braqueur de Choisy-le-Roi, qui fêtera ses 35 ans dimanche, l’est moins… Ce jour-là, le 10 juillet 2003, une vingtaine d’hommes de l’Office Central de la Répression du Banditisme, chargé de la partie opérationnelle de l’enquête, ainsi qu’une dizaine de policiers de la BRB « invités » sur l’interpellation, sont sur le pont. Peu après 20H00, les « poulets » pensent serrer « Nino » dans le 15e arrondissement où il a rendez-vous avec Hamid Hakkar, un caïd des stups également en cavale. Un troisième homme est présent. Mais, alors que les policiers s’apprêtent à les « sauter », le trio s’arrache sur une seule moto. Ferrara vient de détroncher l’un des policiers de la BRB.   Nino dans la nature, les enquêteurs redéploient leur dispo autour des points de chute du garçon. Mais sur les écoutes, grâce auxquelles ils ont remonté le fil, un nouveau rendez-vous se profile. Ferrara attend Hakkar, descendu de la moto entre-temps, dans le quartier de Berçy. Ce sera au Peanut’s café. Vers 21h00, après que plusieurs « piétons » munis de radios soient passés devant, tous fixés par Ferrara, un premier fonctionnaire pénètre dans l’établissement, bientôt suivi par six collègues qui rentrent par vagues. Dans la mêlée, Ferrara prend des coups (plusieurs des policiers présents sont de très bons boxeurs), un commissaire se casse d’ailleurs le poignet en lui mettant une « droite » avant que Nino ne soit exfiltré : les deux derniers fonctionnaire rentrés le soulèvent du sol en lui maintenant chacun un bras et une jambe. Direction la Ford Mondeo qui attend devant. Mais alors que la tension retombe dans les locaux de la DCPJ à Nanterre, les policiers sont de nouveaux aux aguets. Un appel anonyme – corroboré par des indics – les informe qu’une équipe va arracher Hamid Hakkar, également détenu rue des Trois-Fontanot. La menace est prise au sérieux : les bâtiments du ministère de l’intérieur ne sont qu’à quelques centaines de mètres du fief du trafiquant, la Cité Pablo Picasso, considérée comme un haut lieu du « biz » de stups. D’autant que plusieurs « véhicules suspects », avec des types « patibulaires » à leurs bords, sont repérés alors qu’ils font des passages dans la rue. La sécurité est alors renforcée autour du bâtiment. Le lendemain, les trois gardés à vue quittent les locaux sans encombre. Mais dans les jours qui suivent, les fonctionnaires sont sur leurs gardes. Une équipe menace d’enlever l’un des participants à l’arrestation…

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Richard Perez le retour

Par jerome_pierrat le 08/10/2008 0 commentaires

 Richard Perez, 43 ans, est resté six mois dehors. Depuis la semaine dernière, cette figure du Milieu nimois est de nouveau « dedans ». Il est soupçonné cette fois d’avoir participé à un trafic de stups (3, 8 tonnes de shit et de la coke)… depuis la Centrale de St Martin de Ré où il était incarcéré jusqu’au printemps dernier. Perez avait été condamné à 9 ans de réclusion en 2003 dans le cadre de la « guerre des poubelles ». Reprenons. En 1996, il tombe (cond. à 4 ans) pour abus de biens sociaux et corruption , et revend alors sa société de ramassage d’ordures dans la région nîmoise – et qui emploie pas mal de beaux voyous : Serge Leynaud, tué en mai 99, Jean-Michel Micchelucci, abattu le mois suivant – à Onyx qui appartient au groupe Vivendi. Un différend concernant la revente déclenche une guerre des poubelles : entre 2000 et 2001, des camions Onyx sont incendiés. En sept 2001, Perez est arrêté dans une voiture volée avec un pistolet-mitrailleur, un gilet pare-balles, des cagoules, des cocktails molotov… Alors qu’il est au trou, son père Roger est abattu en 2002 à la Grande-Motte. Bref, après l’affaire du tireur de la prison de Varces, ce supposé trafic de stups, s’il était avéré bien sûr, confirmerait que les hauts mur n’empêchent pas le biz de tourner ! 

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Exubérance méridionale ?

Par jerome_pierrat le 02/10/2008 0 commentaires

Mardi soir, la région marseillaise a été une nouvelle fois le théatre d’un règlement de compte sanglant. Deux hommes à moto ont abattu de cinq balles dans la tête un garçon de 35 ans devant la cité Mas de Pouane à Martigues, ce qui porte à trois les cadavres relevés ces dernières semaines dans le coin. Pour le moment difficile de savoir pourquoi…

Mais une autre question est sous-jacente… Les voyous du sud (voire de Grenoble également… ) seraient-ils plus violents qu’à Paris ? Comment se fait-il que la capitale soit plus tranquille ? Sans faire de psycho de bistrot, on peut avancer un début de réponse. Marseille comme Grenoble abritent une forte concentration de voyous et traînent une longue tradition de gangstérisme… pour une « aire de jeux » beaucoup plus restreinte qu’à Paris/Ile de France où les différentes équipes ont plus à manger et ne se marchent pas sur les pieds…

C’est sans doute la raison pour laquelle on parle moins de « Parrains » (ou alors de manière exagérée). Personne ne peut tenir seul une zone de dix millions d’habitants… A ce jour un seul homme l’a tenté : Claude Genova de Montreuil dit le Gros… dont l’ascencion a été stoppée nette un soir d’août 1994 à la Porte Maillot par trois balles de fusil de chasse. Un bémol est toutefois à apporter. A Paris, on tue de manière moins voyante. On envoie rarement une moto… on préfère « soulever » – souvent au faux policiers – et enterrer discrètement… En 20 ans, on ne compte plus les disparus ! Fidèles à leur réputation, les Sudistes seraient-ils plus démonstratifs ? Promis, la prochaine fois on parlera de Ferrara !

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Promenade mortelle

Par jerome_pierrat le 29/09/2008 0 commentaires

Certes, Sghaier Lamiri un braqueur de 28 ans abattu au fusil à lunette hier dans la cour de promenade de la maison d’arrêt de Vars (Isère) est, comme on l’a entendu partout, le premier détenu à être assassiné en prison depuis l’extérieur. Mais ce n’est pas la première tentative. En novembre 1990, un tireur resté anonyme et vraisemblablement embusqué dans un cimetière proche de la maison d’arrêt de Luynes avait raté de peu Jean Toci, le beau-frère de Gaetan Zampa,  »parrain » marseillais. La balle tirée au fusil à lunette était passée près de la tête du caïd avant de finir sa course dans l’un des murs de sa celllule. En revanche, un autre truand français, Raymond Vaccharizzi, proxénète lyonnais, avait lui été abattu le 14 juillet 1984… mais c’était en Espagne à la prison de Barcelone. L’un des deux frères N, des Lyonnais qui « pèsent » encore, avait été soupçonné avant de bénéficier d’un non-lieu.

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Des voitures stupéfiantes

Par jerome_pierrat le 24/09/2008 0 commentaires

Hormis les deux tués marseillais de ces derniers jours -un « classique » BarBQ sudiste et la mort de Joachim Santiago, connu pour des affaires de machines à sous, abattu par deux motards casqués à Martigues -  l’actualité récente du milieu s’est déroulée de l’autre côté de nos frontières. L’arrestation survenue en Espagne confirme la tendance… malgré l’actualité liée au Go fast, la mode serait de nouveau au Go slow… un atelier de préparation de voitures aménagées a en effet été découvert à Malaga lors de l’opération « Rostro ». Les caisses transformées par une équipe de Marocains et d’Espagnols pour embarquer moins de cent kilos de cannabis étaient destinées à la France. L’enqête avait commencé le 22 mai avec la saisie d’une Jaguar abritant 60 kilos et conduite par un Français. C’est le grand retour des caches automobiles comme au temps de la French connection. La semaine dernière, les stups de Lyon ont fait tomber une équipe d’ex-braqueurs locaux qui importaient de Colombie des vieilles américaines farçies de cocaïne…

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