#Quandjaicompris. Marissa Mayer, qui a rejoint Google en 1999 quand la société n’employait que 20 employés contre environ 35.000 aujourd’hui, a levé le voile sur la raison pour laquelle la page d’accueil de Google est si simple. C’était lors d’une conférence au « 92nd Street Y », un centre culturel et artistique situé à New York.
L’explication n’est pas dans une stratégie visionnaire de ses deux fondateurs, Larry Page et Sergey Brin, mais plus prosaïquement parce que ce dernier n’était pas très calé en HTML, ce langage de programmation – pourtant assez simple – utilisé pour créer des pages Web.
« Nous n’avions pas de webmaster et je ne sais pas coder en HTML », lui a expliqué Sergey Brin. « Il a donc créé la page Web la plus simple qu’il soit pour tester son moteur de recherche alors qu’il était encore étudiant en doctorat. La première version n’avait même pas de bouton ‘rechercher’ puisque la touche ‘entrée’ du clavier fonctionnait. »
Un non-choix qui a porté ses fruits puisque la page blanche et ultra-simpliste de la page d’accueil de Google contrastait avec les sites surchargés et criards en vogue à l’époque. Les premiers tests ont cependant montré que cette sobriété était perturbante.
Au cours d’une première étude sur les réactions des gens – des étudiants de Stanford à l’époque – face à Google, il s’est avéré que les gens attendaient pendant 45 secondes devant la page blanche de Google avant de comprendre sur quoi cliquer ou comment faire une recherche. En fait, ils croyaient que la page n’était pas totalement chargée ! La solution ? Mettre un bouton de recherche et un fin texte de copyright au bas de la page pour montrer que le chargement était terminé.
Aujourd’hui, la page d’accueil de Google est consultée par plus d’un milliard de personnes chaque mois. Si on y plaçait une publicité, elle pourrait générer plus de dix millions de dollars de chiffre d’affaires… par jour. « C’est probablement l’espace de pub le plus rentable que l’on puisse imaginer », assure Marissa Mayer. Indeed.